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Municipales: dernier jour de campagne, les yeux déjà rivés sur 2027
information fournie par AFP 20/03/2026 à 13:23

Une personne passe devant des affiches électorales pour les municipales, le 18 mars 2026 à Paris ( AFP / Guillaume BAPTISTE )

Une personne passe devant des affiches électorales pour les municipales, le 18 mars 2026 à Paris ( AFP / Guillaume BAPTISTE )

Les électeurs suivront-ils les choix d'alliances ou de maintien de leurs candidats au second tour des municipales dimanche ? Les résultats s'annoncent très serrés dans les grandes villes mais les regards se tournent vendredi déjà vers la prochaine échéance électorale, la présidentielle de 2027.

Ce vendredi marque le début des élections officielles des nouveaux maires dans les conseils municipaux désignés dès le premier tour.

C'est aussi le dernier jour de campagne dans les villes où le combat a été plus acharné et nécessité un second tour.

Les électeurs de près de 1.600 communes et secteurs devront se rendre aux urnes à nouveau dimanche pour départager 807 triangulaires, 169 quadrangulaires, 18 quinquangulaires ou 548 simples duels, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

A Paris, où finalement trois candidats restent en lice, les résultats s'annoncent très serrés.

Deux sondages placent au coude à coude le candidat de gauche hors LFI Emmanuel Grégoire (entre 45,5 et 46%) et Rachida Dati (entre 44 et 44,5%), soit dans la marge d'erreur dans les deux cas.

Un seul donne une avance certaine au député socialiste, à 48%, contre 41% pour l'ancienne ministre d'Emmanuel Macron.

Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris, et Emmanuel Grégoire, député PS et Apparentés et candidat à la mairie de Paris, sur le plateau avant un débat télévisé organisé par BFMTV à Paris, le 18 mars 2026 ( AFP / Bertrand GUAY )

Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris, et Emmanuel Grégoire, député PS et Apparentés et candidat à la mairie de Paris, sur le plateau avant un débat télévisé organisé par BFMTV à Paris, le 18 mars 2026 ( AFP / Bertrand GUAY )

Alors que deux candidats se sont retirés au profit de Rachida Dati, la clé du scrutin sera en grande partie entre les mains des électeurs de Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance) qui a fusionné sa liste avec elle, tout en se retirant.

Leur choix est d'autant plus incertain que vendredi, la représentante de l'extrême droite, Sarah Knafo (Reconquête!), qui s'est désistée en appelant à "chasser la gauche", a laissé entendre que Rachida Dati n'avait refusé de fusionner avec elle qu'en raison d'un "veto" d'Edouard Philippe, le patron d'Horizons.

Tout dépendra également des électeurs de l'Insoumise Sophia Chikirou qui pourraient être tentés par le "vote utile" alors que cette dernière s'est maintenue pour le second tour.

- Fusions PS-LFI interrogées -

A Toulouse également, nul ne sait si les électeurs du socialiste François Briançon apprécieront son alliance avec le député LFI François Piquemal arrivé en tête de la gauche au premier tour. Un sondage donne ce dernier dans un mouchoir de poche avec le divers droite Jean-Luc Moudenc, avec un très léger avantage au sortant (51% contre 49%).

A Nantes de même, où la fusion "technique" de la liste conduite par la numéro 2 du PS Johanna Rolland pour contrer la droite a fait couler beaucoup d'encre.

Le socialiste François Briançon, à gauche, et l'Insoumis François Piquemal, à Toulouse le 16 mars 2026 ( AFP / Lionel BONAVENTURE )

Le socialiste François Briançon, à gauche, et l'Insoumis François Piquemal, à Toulouse le 16 mars 2026 ( AFP / Lionel BONAVENTURE )

Les Lyonnais finiront-ils par réélire l'écologiste Grégory Doucet, revenu de loin face à l'ancien président de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas mais qui a également opéré une fusion "technique" avec LFI?

A Toulon où le Rassemblement national avait mis beaucoup d'espoirs, la situation est également incertaine entre sa candidate Laure Lavalette et la sortante divers droite, Josée Massi, qui bénéficie du retrait de la liste LR.

Quant à la deuxième ville de France, les deux favoris se sont opposés dans un court débat télévisé, le sortant Benoît Payan (gauche hors LFI) plaidant pour ne pas laisser Marseille aux mains de l'extrême droite, et son concurrent RN Franck Allisio promettant d'être le "maire de l'ordre et de la sécurité".

- "Clarification" -

En attendant l'issue des scrutins, les regards ont déjà commencé à se tourner vers la présidentielle.

Les alliances nouées localement, nombreuses entre le PS et LFI, rares entre LR et le RN, ont rebattu les cartes d'une élection qui demeure à multiples inconnues à l'exception de l'écrasante domination du Rassemblement national dans les sondages.

A gauche, les tenants d'une ligne anti-mélenchoniste, comme le très probable candidat en 2027 Raphaël Glucksmann, ont eu des mots très durs pour les fusions en cascade avec les Insoumis.

L'ancien président socialiste François Hollande, tenant d'une ligne anti-LFI, a prévenu vendredi qu'"au lendemain des municipales" viendrait "le moment de la clarification".

Le maire sortant Horizons du Havre, Edouard Philippe, lors d'un meeting de campagne avant le 2e tour des municipales, le 19 mars 2026 au Havre, en Seine-Maritime ( AFP / LOU BENOIST )

Le maire sortant Horizons du Havre, Edouard Philippe, lors d'un meeting de campagne avant le 2e tour des municipales, le 19 mars 2026 au Havre, en Seine-Maritime ( AFP / LOU BENOIST )

A droite, les Républicains dévoileront mardi le mode de désignation retenu pour leur candidat, dont le choix final reviendra aux adhérents. Même si le président du parti Bruno Retailleau s'est déjà lancé dans la course.

Cette désignation d'un candidat n'exclut pas, dans un deuxième temps, une "primaire ouverte" avec le bloc central, voire le parti d'extrême droite Reconquête! dont le chef Éric Zemmour "annoncera" sa décision plus tard, selon l'ancienne candidate à la mairie de Paris Sarah Knafo.

Le candidat déclaré d'Horizons, Édouard Philippe, est opposé à tout type de primaire. Son statut de favori pour sa réélection au Havre dimanche le replace au centre du jeu.

Quant à Jordan Bardella, il a répété vendredi espérer que cette échéance permette que "les murs puissent tomber" avec la droite, quand bien même pour Marine Le Pen, le RN reste "ni de droite ni de gauche" .

1 commentaire

  • 14:26

    Je n’aime pas cette façon que les politiques ontDe rejeter le rnEt en vertu de quoi ?


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